ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE

-ABBAYE
 
 
-LES ARTS
AU TEMPS
DES CAROLINGIENS

 
 
-L'ENLUMINURE

LES EVANGILES
DE
GUNDOHINUS (1)


 

C'est le colophon du manuscrit qui nous apprend le peu que nous sachions de cet Evangéliaire, destiné au monastère de Vosevio (Vosevium, conservé à la Bibliothèque Municipale d'Autun), abbaye dont nous n'avons aucune trace. On y apprend que Gundohinus recopia les évangiles commandés par une dame de la cour du roi Pépin le Bref, une certaine Faustus et un moine du nom de Fuculphus, le copiste demandant à son lecteur de "prier pour lui, écrivain malhabile et pécheur" (orate pro me scriptore inperito et peccatore). Avec ces Evangiles, la dynastie Carolingienne renoue d'emblée avec la tradition (très peu usitée depuis la fin de l'antiquité) de la figuration humaine, dans la personne du Christ et celle des Evangélistes. Rien ici ne rappelle les abstractions insulaires, mais plutôt l'expression méditeranéenne (lombarde, en particulier) des lettrines zoomorphes, des portraits des apôtres, des portiques (canons d'Eusèbe), du Christ en majesté (influence byzantine).

   

   

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Le Christ au Tétramorphe (voir évangiles de Lorsch) ou le Christ en Majesté, entouré de 4 médaillons des évangélistes et leurs symboles (voir troisième partie)

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 Canons ou tableaux de concordance d'Eusèbe de Césarée, qui font la
correspondance des quatre Evangiles, établie par Eusèbe de Césarée au IIIème
siècle, indiquant les passages de chaque évangile (chapitres et versets) traitant des mêmes faits. C'est le premier système de renvois, sous forme de tables, mis en place jusqu'au XIIIème siècle pour permettre de comparer les quatre textes évangéliques. Puis, il sera remplacé par des outils plus élaborés.

       

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   folio 034

    folio 036
 

 

Sources

http://www.enluminures.culture.fr/documentation/enlumine/fr/rechguidee_00.htm

 

 

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