ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE
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ABBAYE

 Folio en papyrus de l'évangile de Thomas, IIIe-IVe siècle, écrit en copte. Il fait partie des douze manuscrits reliés en cuir que des paysans exhumèrent fortuitement d'une galerie rocheuse servant de cimetière, près de Nag Hammadi en Haute-Egypte, région où demeuraient de nombreuses communités monastiques, en particulier gnostiques, mais aussi pachômiennes.



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SCRIPTORIUM
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SUPPORTS
D'ECRITURE

Le papyrus (1)



Aux origines
 

5. Récolte du papyrus dans un manuscrit égyptien
6.cyperus papyrus-  7.

8.

"Veau courant dans les papyrus"

Peinture égyptienne, XVIIIe dynastie, au temps d'Aknénaton et de Néfertiti vers 1379 et 1362 avant J.C

 Livre des morts d'Ani, XVIIIe-XIXe dynasties (XIIIe siècle avant notre ère)

"La vache Hathor sort de la montagne pour accueillir le défunt et l'introduire dans le monde souterrain. Elle personnifie le bel Occident où le mort qui a «fait Maât» reposera en paix. Elle lui permettra d'entrer dans «la barque des millions» (là où sont rassemblés tous les morts), la barque solaire, et de connaître la vie éternelle. Ainsi, le mort renaîtra comme le soleil: ceci est mis en évidence par la présence de la déesse hippopotame Thoueris dressée devant la montagne. En tant que protectrice du nouveau-né, cette déesse est la garante par excellence de la renaissance du mort."

extrait de la page web :
http://www.egyptologica.be/papyrus_ani/pa_planche37.htm
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Nous avons conservé tel quel en français le mot latin " papyrus ", venu du grec
" papyros ", qui s'était formé sur le mot originel égyptien " pa-p-ouros ", de la même racine que " pharaon", c'est à dire " d'essence royale ", car l'usage du papyrus dans l'Egypte Ptolémaïque était un monopole royal, et son usage extrêmement encadré. C'est de là que vient le français " papier ".
 
Poussant en grande quantité dans les marécages du delta du Nil (mais aussi au Soudan, au Rwanda, au Tchad, etc.) cyperus papyrus fait partie des Cyperacées, poussant parfois en véritables petites forêts de 3 à 4 mètres, parfois jusqu'à 6 mètres. Du IIIe millénaire avant notre ère, en Egypte, jusqu'au XIe siècle en Occident (et même plus tard), on peut attester de son utilisation, bien après que le parchemin l'ait remplacé comme support scripturaire majeur, évolution qui commence au IIe siècle et s'accélère au IVe siècle. Avant cela, il était champion toute catégorie du support antique de l'écrit, que ce soit en copte, en démotique, en latin, grec, araméen ou arabe, il n'a pourtant été conservé correctement qu'en Egypte, grâce au climat égyptien, très sec. C'est donc le papyrus qui fut utilisé par les premiers copistes chrétiens, où qu'ils se trouvassent. Nous avons déjà dit que les moines copistes des Kellia et autres retraites d'Egypte l'avait utilisé, avec le calame et l'encre partout en usage, mais on ne doit pas oublier que sur l'autre rive de la méditerranée, c'est la même chose. Cependant, même quand le parchemin aura remplacé le papyrus dans la fabrication des livres, on continuera à utiliser ce dernier dans nombre de documents officiels, pour sa praticité (A quand son entrée dans nos dictionnaires de cet évident "caractère pratique" !). En effet, sa forme convient bien aux listes, généalogies, chroniques, rouleaux des morts, etc. : le papyrus était le matériau utilisé par la chancellerie pontificale jusqu'au XIe siècle :

 


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