ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE
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LE SCRIPTORIUM
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-LE COPISTE (6)---
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LA TÂCHE DU SCRIBE, LA REDACTION, suite
 
 

C'est à cette époque, rappelons-le, que des ateliers de copistes vont commencer de se répandre dans le monde séculier, avec le développement de la culture dans les universités, les écoles épiscopales. Ce développement de la culture va aussi faire naître, dès le XIIe siècle, deux modes d'écriture principaux, une écriture posée, usitée pour les livres importants, et une écriture cursive, pour les ouvrages documentaires, conçus pour être fréquemment consultés : c'est un des délicats problèmes que pose aujourd'hui la paléographie. Cette problématique est associée au développement du notariat en Italie, qui sera un modèle pour la formation des scribes, mais ceci dépasse largement le cadre de notre sujet. Cette montée en puissance de la valorisation du scribe se traduit dans l'enluminure des textes : Jusque-là, par exemple, les évangélistes représentés avec un scribe apparaissaient en train de dicter à celui-ci. Désormais, on peut voir l'évangéliste troquer sa place de lecteur pour celle, plus enviée que naguère, peut-être, du copiste :

 
       

4. Saint Matthieu recopie un ouvrage tenu par un ange. Extrait d'une Bible éditée par Martin Lempereur en 1530

 

 5 à 9
 
Bréviaire de Martin d'Aragon, Espagne, Catalogne, fin du XIVe s. (55 x 60 mm), BNF

5. Saint Jean écrivant sur un rouleau (rotulus), folio 225v
6. Voir illustration 5

Saint Jean écrivant sur un codex, folio 297v

 

 

  7. Voir illustration 5

Saint Luc écrivant sur un rouleau , folio 393v

     

 8. Voir illustration 5

Saint Matthieu écrivant, folio 386v.

  9. Voir illustration 5

Saint Marc écrivant, folio 330.

   
 
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