ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE
- ABBAYE
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ARCHITECTURE
au temps des Mérovingiens
 
 
--SANTA MARIA DE MELQUE
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Continuons donc, d'énumerer les caractéristiques essentielles de la construction chez les Wisigoths.
Les murs sont assemblés en grand appareil (gros blocs de pierre de taille), par exemple, ou encore le cimborrio (ou cimborio, en espagnol, cimbori en catalan), sorte de coupole (cúpula) parfois octogonale, recouvre la plupart du temps la croisée du transept (ainsi, le monastère paléochrétien de Bovalar (Bovalà, en catalan), à Seròs (Segro, Segrià), dans la province de Lérida (Lleida), au sud-ouest de la Catalogne.

Santa Maria de Melque, coupoless

La coupole de la Melque est, quant à elle, dans une tour qui date probablement de l'époque califale (IXe- XIe siècle), peut-être une tour de guet, une sorte de beffroi.
 
Le cloisonnement, la compacité des volumes, mais aussi les dimensions très réduites de certaines salles sont autant de marques de fabrique wisigothique. Nous en avons déjà parlé pour San Pedro de la Nave, par exemple, et ici, cela est net dans le transept et le croisillon oriental :

      plan de l'église du monastère de la Melque
       

Il y a là encore des pastophories, peut-être des chapelles pour les moines, séparées du reste de l'espace commun. De plus, différentes habitations ont été découvertes en annexe à l'église ou carrément indépendantes. Cela aussi parle en faveur d'un ensemble monastique.

vestiges près de l'église Sainte-Marie

Mais il n'y a pas que l'architecture elle-même qui fait entrer Santa María de Melque dans le groupe des sanctuaires wisigothiques. Il y a aussi la décoration, où la frise est très présente, ainsi que les impostes des arcades ou des voussures, sculptés pour beaucoup de motifs géométriques ou végétaux, se développant souvent en entrelacement de tiges.

Il faut aussi parler du stuc, qui parent de nombreux décors extérieurs de la Melque et dont celle-ci a pu être entièrement recouverte, ce qui la rend unique.

Santa Maria de Melque, traces de stuc (plâtre ou poudre de marbre mêlés à de la colle, pour imiter le marbre)

A ce sujet, certains thèmes, comme ceux de l'archivolte de la Melque, se retrouvent à la cathédrale de Lisbonne (deuxième moitié du VIIe siècle), comme les fleurs de lys ou les décors trifoliés. Toujours du temps des Wisigoths, on pourra rapprocher le travail du stuc à celui de la villa de Plá de Nadal (à Valence, Valencia), au niveau de l'intrados de l'arc.
 

 
Sources
 

http://www.arrakis.es/~jalp/melque.htm (photo Manuel de Miguel Ríos)
http://www.diputoledo.es/revista/num6/patrimoniocultural.pdf
http://www.artehistoria.com/tienda/ponframes.htm
http://www.diputoledo.es/alguacil/datos/visorhistoria.asp?ine=151
http://www.monumentalia.net/portal/pagina.asp?monumento=5726
http://www.artehistoria.com/frames.htm?http://www.artehistoria.com/tienda/banco/cuadros/18646.htm
http://www.terra.es/personal/melque/pagina3.htm
http://www.melqueweb.iespana.es/melqueweb/pags/tex1.htm
http://www.diputoledo.es/melque/imagenes/images/
 

L'art du Haut Moyen âge, par Piotr Skubiszewsli, Encyclopédies d'aujourd'hui, La Pochothèque, 1995
 

 
 
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