ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE

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Asie Mineure : Carte ancienne de l'époque romano-byzantine
 
Origines :
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Asie Mineure
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La Perse

 


Dès le 1er siècle, s'agissant de l'Orient, le christianime essaimera en Asie Mineure et dans dans les régions limitrophes, la Perse, mais aussi dans les régions du Caucase : l'Arménie (l'ancienne Ibérie) la Géorgie, l'Albanie.
 

ASIE MINEURE
 

La pénétration du christianisme arriva tôt avec Saint Paul qui passa par Césarée (Kayseri) qui devint le centre d'un évêché à partir du IIIe siècle.
Au siècle suivant, le monachisme chrétien fait son apparition dans la "Sainte Cité" de Constantinople vers 351-360 avec les pneumatomaques d’une part, qui sont des hérétiques niant la divinité du Saint-Esprit, et avec les novatiens d’autre part. "Ces novatiens sont les partisans de Novatien (+258) . Celui-ci ne s’était jamais remis de n’avoir pas été élu évêque de Rome à la place de Corneille; aussi il s’était fait ordonner évêque par trois autres évêques qu’il avait soudoyés. Il a ainsi provoqué un schisme. Il chercha des adeptes pour cette nouvelle église dissidente et les trouva à Carthage parmi les ennemis de Cyprien. L’Eglise novatienne va survivre et se développer bien après la mort de son fondateur. De Carthage elle gagna l’Espagne d’une part et la Syrie d’autre part. D’où la présence d’une communauté chrétienne novatienne, et de monastères novatiens, à Constantinople vers 370-380."

extrait du site : http://www.scourmont.be/studium/dupont/vol2/chapviii.html


"Le plus grand fondateur de vie cénobitique dans le nord de l’Empire d’Orient fut Alexandre [350-430]*. D’abord moine en Syrie, il se fit solitaire au sommet d’une montagne, où vinrent le rejoindre des disciples jusqu’au nombre de quatre cents. Pour qu’il y eût un chant ininterrompu de l’office divin, l’abbé les divisa en vingt-quatre chœurs qui se relayaient. De là leur surnom d’Acémètes, ce qui signifie « sans sommeil » [ du grec, Akoimetai, du privatif a et koiman, se reposer]. * Les recrues affluant encore, Alexandre en prit une partie avec lui, et les distribua dans de nouvelles fondations, à mesure qu’il traversait les différentes provinces : en Perse, à Palmyre près de la Phénicie, à Antioche, enfin à Constantinople, où il éleva le monastère de Saint-Menne**, puis, repassant le Bosphore, à Gomon en Bithynie***. Ce fut là qu’il mourut en 430. Chacune de ces fondations essaimant, l’ordre des Acémètes se répandit dans toutes ces régions."

"Son successeur, l’abbé Jean a fondé sur le rivage oriental du Bosphore, en face de Sostenium ou Istenia, l'Irenaion, toujours mentionné dans les documents antiques comme "le grand monastère" ou la maison mère des Acoemetes. Sous le troisième abbé, St. Marcelle, quand l'hostilité de patriarche et de l'empereur avait un peu baissée, Studius, un ancien consul, a fondé dans la ville le célèbre "Studium" qui plus tard, principalement sous l'abbé Théodore (759-826), est devenu un centre d'études aussi bien que de piété et porté à la culmination la gloire de l'ordre. D'autre part, le grand charme du nouveau "Studium" a graduellement jeté dans l’oubli les vieils Acoemetae."
 

1e Extrait : http://www.clio.fr/article.asp?article=276&auteur=149
2e extrait : http://www.catholicmedia.net/fra/cathen/01105d.htm
 
* [NDE]
** saint Menas
*** [NDE]: mais aussi à Irenaion (Cubuklu)

"(...) en 396, l'annexion à l'Empire Romain d'Orient favorisa la christianisation totale de la région. Malgé les invasions arabes, les populations locales restèrent fidèles au christianisme et gardèrent des rapports étroits avec Byzance. Les communautés religieuses eurent une activité particulièrement intense, recherchant des lieux de retraite isolés. Elles se servirent des formations géologiques pour abriter leurs églises et monastères. Les ermites, eux, préférèrent creuser des cônes isolés ou des cheminées de fées. De splendides peintures rupestres paléochrétiennes et byzantines témoignent de leur art sacré et de la succession des périodes "iconoclastes" et "iconographiques".

extrait de :http://www.guide-martine.com/fra/centralanatolia4.asp

Il existe, bien entendu, bien, d'autres foyers monastiques d'Asie Mineure que ceux que nous avons cité plus haut. Ceux que l'on connaît se situent à Sébastée (Sebasteia, auj. Sivas, province du Pont [ Pontus ], voir carte en exergue) avec son radical moine-évêque Eusthate (vers 355), dont nous parlerons dans un autre chapitre sur le développement de la vie monastique en ces premiers siècles, mais aussi à Ancyre (Ancyra, province de Mysie, moniales), à Nysse ou à Césarée (toutes deux en Cappadoce, voir carte en exergue). Saint Basile (+ 379) et sa soeur Macrina ( ou Makrina) fondent des monastères de moniales dans la province du Pont.
 
Nil d'Ancyre (+ vers 430) écrit des traités ascétiques pour les moines, Marc l'Ermite, aussi. Les couvents sont légion au Ve siècle : mont Skopos ( Bythinie ) fondé par Auxence (+ 473), Myre ( Lycie ) fondé par Nicolas de Sion (+ 564), celui fondé par Théodore de Sykéon en Galatie (+ 613) à la même époque que les fondations autour de Pruse.
 
 

 
LA PERSE

 
Le règne du roi Sapor II (Shapur, 309-379) est un moment d'intenses persécutions pour les moines, qui connaîtront un répit avant une nouvelle vague au Ve et VIe siècles. A la fin du IVe siècle, l'évangélisation reprend de plus belle, et avec elle, les fondations monastiques, sous l'égide de Mar Abda, Mar Abdiso, Ahai, Jahballaha, etc... Le monachisme pénètrera alors l'île de Bahrein, le Qatar, régions peu christianisées. En Perse, un des premiers initiateurs du monachisme a été Mar Awgin (Mor Awgin, Eugène) venu d'Egypte à la fin du Ve siècle avec 70 compagnons. Il fonda à un monastère sur le Mont Izla, au nord de Nisibe (en Mésopotamie, voir carte en exergue), et plusieurs autres. On connaît sept ascètes exilés par Valens, établis près de Mossoul (Musul, Mosul, l'ancienne Ninive), y établissant la vie monastique.


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