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ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE

-ABBAYE
 menu du chapitre MEDECINE -Médecine, Pharmacie
Distillation par alambic, traité d'alchimie de langue arabe, Moyen-Orient, XVIIIes.
British Library de Londres
Add. 25724, f.36
document annexe :
 
----LES TÂCHES
DE
-----L'APOTHICAIRE-----
 
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Les remèdes sont présentés dans différents récipients qui seront examinés aux chapitres des pots à pharmacie, alors que dans l'arrière-boutique, réside la partie cachée, voire secrète, de notre boutiquier, le petit laboratoire où il concocte et invente parfois des recettes médicinales, pour le meilleur et pour le pire de ceux ou celles à qui elles sont destinées. On y trouve par ailleurs divers instruments, dont le plus emblématique est l'alambic, bien sûr. S'il ne l'est pas autant pour notre apothicaire que pour l'alchimiste, il n'en est pas moins utile pour concocter les distillats médicamenteux (alcool, eau-de-vie, vinaigre (acetum), etc.). Précisons ici que plus le temps avancera, plus l'apothicaire-pharmacien profitera de l'avancée des sciences de son temps et proposera au patient des instruments nécessaires aux soins médicaux. Il ne s'agit pas d'examiner ici cette panoplie de plus en plus volumineuse, mais seulement d'apprécier le coeur du métier (ou de l'office, pour un monastère) d'apothicaire.

LA DISTILLATION
 
 
Le terme "distiller" apparaît dans les textes au XIIe siècle, du latin distillare, altération de destillare : goutter, tomber goutte à goutte (stilla = goutte). C'est à la même époque que l'Occident médiéval découvre (ou redécouvre) la distillation. Alambic (1265) vient de l'espagnol alambique, lui-même de l'arabe al-ambiq (al-anbiq, el-inbiq), ce dernier tiré du grec ambix, par lequel on désignait un vase à petite ouverture.
 
Il existait deux types de distillation, à l'eau (hydraulique) ou à l'alcool, que n'ont sans doute pas connu les Anciens, mais développée par les médecins-alchimistes en terre d'Islam, le premier paraissant avoir été Abulcasis : voir plus loin

La distillation la plus classique est la distillation per ascensum (la vapeur s'élève), mais les Anciens connaissaient aussi la distillation per descensum.
"Le principe de la distillation per ascensum (par élévation de vapeur) est relativement simple. Concrètement la matière à distiller est mise dans un vase appelé cucurbite au dessus d’un fourneau. Parfois on utilise un bassin intermédiaire pour chauffer la cucurbite au bain-marie ou au bain de sable. Sur la cucurbite, on place un chapiteau en forme de cloche sur les parois internes duquel les vapeurs viennent se condenser. S’écoulant le long des parois du chapiteau, le distillat est retenu par une gouttière annulaire menant à un bec de décharge tubulaire. Le bec conduit le distillat vers un réceptacle extérieur. En conclusion, trois récipients différents composent, au minimum, un alambic : la cucurbite, le chapiteau et le réceptacle. À ces trois éléments peuvent s’ajouter également le fourneau et un bassin. Les trois parties essentielles de l’alambic sont fermées afin qu’aucune vapeur ne s’échappe par les jointures. L’appareil est en effet rendu hermétique au moyen d’un enduit, appelé lut, composé le plus souvent d’argile mêlée à d’autres substances comme du crin ou des matières végétales finement hachées. Pour la distillation, le lut peut également être composé d’une pâte faite de farine, d’eau et de blanc d’oeuf. L’alambic peut être en céramique, comme ici à Montbéliard, en verre ou en métal comme l’indiquent les inventaires
après décès."
extrait de : http://www.ucl.ac.uk/archaeology/staff/profiles/martinon/Thomas%20et%20al%202006%20Montbeliard.pdf
 

 L 'ALAMBIC

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1.
Alambic en verre, dit "à tête de Maure", qui date de l'époque de son invention : IXe siècle, Iran
2. Alambic d'Al-Kindi, manuscrit de Bagdad, IXe siècle. Bien que très schématique, on identifie bien la bassine d'eau chaude, les cucurbites (qar')en forme de feuilles, attachées aux parois du four double à vapeur (al-tannour, l'athanor : vers 1270), et les chapiteaux (muqâbala) pendant à l'extérieur, au bout desquels les fioles (radda) recueillent le distillat.
3. Alambics d'Albucasis (vers 936-1013). A droite, système dit de reges aharach ou Abarach, avec reroidissement, et à gauche, système andalou (Xe siècle, Cordoue), plus simplifié. La cucurbite n'est pas dans l'athanor (A) mais dans un berchile (B, autre forme latine : berchilis), fermé par un couvercle (latin copertorium) percé de quelques trous et dont l'eau chaude est fournie par une bouilloire (qui fume), reliée à lui par un tuyau. L'eau tombe alors dans une bassine, au-dessus de laquelle les cucurbites reçoivent la vapeur, surmontées de leurs chapiteaux dotés de becs (c) qui font s'écouler le distillat dans des fioles. C'est le principe du bain-marie, qui sera utilisé jusqu'au XVIIIe siècle à fabriquer les extraits, qui sont des préparations médicinales obtenues par réduction des sucs issus de certaines plantes.
4. ALAMBIC ? Ier siècle avant notre ère, Taxila, Pakistan (musée de Taxila)
5. Alambic de Synesius, IVe siècle, BNF, manuscrit grec 2327, f. 33v, XVe s.

Si la distillation est connue de longue date, par exemple des Grecs, la plupart des spécialistes pensent que l'alambic (parfois écrit alembic) était inconnu des Anciens et avancent que la distillation se pratiquait "dans un vase en argile sur lequel sont posées des traverses de bois recouvertes de plusieurs épaisseurs de laine, dans laquelle viennent se condenser les vapeurs et que l'on exprime pour en recueillir le distillat; on laisse décanter celui-ci par le repos afin de séparer l'eau distillée de l'huile essentielle plus légère qui monte à la surface."
extrait de : http://www.oldcook.com/distillation.htm

C'est aller peut-être un peu vite en besogne et négliger quelques témoignages qui doivent interpeller le chercheur. Ce n'est pas le sujet ici, mais, que dire de cet étonnant instrument trouvé à Taxila au Pakistan ? (image 4). Que dire, surtout, de tous les appareils grecs étudiés par Marcelin Berthelot (Introduction à l'étude de la chimie des Anciens et du Moyen Age, 1889) et qui ressemblent comme des frères aux alambics que nous connaissons, et que le chimiste nomme comme tels. Le fait qu'ils proviennent de manuscrits médiévaux ne sont pas un problème en soi. Que ce soit le manuscrit de Saint-Marc (XIe siècle), les manuscrit 2325 (XIIIe siècle) ou 2327 (XVe siècle) de la Bibliothèque nationale, ils représentent des appareils décrits dans d'antiques manuscrits et la meilleure preuve est celle de l'alambic de Synésius, décrit au IVe siècle où on reconnaît toutes les parties de l'alambic arabe primitif (image 5).
 
Il n'en reste pas moins que l'appareil portant le nom de ambiq apparaît pour la première fois dans les manuscrits arabes dès le IXe siècle, et on fait souvent passer Abu Al-Qasim (Aboulcassis, Abulcasis, Albucasis) pour son inventeur, mais l'instrument serait expressément cité avant lui, dans des manuscrits du IXe siècle. Quoi qu'il en soit, l'alambic a permis à la science des pays islamiques, surtout en Al-Andalûs, de développer avec une grande maîtrise la distillations des essences, des parfums et des alcools, en particulier. Il se généralisera en France au XVe siècle, bien que les premières recettes de distillats, eaux ou essences distillées datent du XIIe s. (Mappa Clavicula , Compendium Magistri Salerni, Chirurgie de Roger), les Aqua Vitae (Eau de Vie) ayant été mises au point par des alchimistes européens au XIIIe s et considérées d'abord comme des élixirs de longue vie. L'apothicaire pouvait donc vous fournir ainsi de l'eau, des huiles essentielles aux multiples arômes, de fleurs surtout, roses, lavande, etc. des résines (camphre, cannelle, girofle, etc.) ou encore des espèces d'alcools, et si cela ne vous soignait pas, c'était souvent agréable à boire. Ajoutons qu'un certain nombre d'alcools du moine apothicaire seront, avec l'évolution des sociétés, de moins en moins des médicaments que des boissons à part entière, songeons à la Bénédictine, à la Chartreuse, par exemple, dont nous parlerons plus amplement dans un autre article.

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 6. Schéma de distillation per ascensum dans un simple alambic, dit alambic pélican, à cause de sa forme, en vogue au XVe siècle, avec : chapiteau, cucurbite (chaudière en forme de cucurbitacée), distillat, foyer* liquide à distiller, lut, réceptacle à distillat, vapeurs.

* en général un fourneau en pierre ou en brique, que l'on nomme parfois athanor (de l'arabe al-tannur, lui-même du grec athanoros, immortel, car le feu devait ne jamais s'éteindre avant l'achèvement du Grand Oeuvre, de la Pierre Philosophale) mais les puristes réservent ce terme au fourneau particulier de l'alchimiste, "celui qui était connu des premiers alchimistes occidentaux : Albert le Grand, Roger Bacon, Arnauld de Villeneuve, est une sorte de fourneau à réverbère pouvant se démonter en trois parties. La partie inférieure contenait le feu, elle était percée de trous pour permettre l'accès de l'air et présentait une porte. La partie moyenne, cylindrique aussi, offrait trois saillies disposées, selon un triangle, sur lesquelles reposait l'écuelle contenant l'œuf. Cette partie était percée selon un de ses diamètres de deux trous opposés, fermés par des disques de cristal, ce qui permettait d'observer ce qui se passait dans l'œuf. Enfin la partie supérieure, pleine, sphérique, constituait un dôme ou réflecteur, réverbérant la chaleur. Tel était l'Athanor généralement en usage."
 
7. L'alchimiste et son alambic, Origines des choses, partie de la Margarita philosophica (La perle philosophique, de margaritès, en grec, perle, ou Enchiridion, "livre de main", en grec, pour la portabilité nouvelle des livres imprimés), 1496 de Gregor Reisch (Reisch Gregorius, vers 1470-1525).
L'auteur est Prieur du monastère cartusien (de l'ordre des Chartreux) Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) et confesseur de l'Empereur Maximilien Ier. La Margarita Philosophica est considérée comme la première encyclopédie imprimée. L'ouvrage, sans grande nouveauté, demeure dans le droit fil du compendium médiéval et expose les principaux problèmes philosophiques et passe en revue les sempiternels arts libéraux : trivium (grammaire, logique, rhétorique) et quadrivium (arithmétique, musique, géométrie et astronomie). On attribue à Schonguer (le Maître de Dürer) les différentes illustrations des allégories, qui seront expurgées au fur et à mesure des éditions. Enfin, on peut classer cet ouvrage parmi les Americana vetustissima, par les nombreuses références faites à la découverte de l'Amérique.
 
8 et 9. Alambics de Léonard de Vinci (Leonardo da Vinci), dessins
    Codice Atlantico (Codex Atlanticus ou Atlantique, 1478 - 1518)
    8. folio 216r
    9. folio 1114b
    Italie, Milan, Bibliothèque Ambrosiana.
 
10. Alambic hydraulique du XVIe siècle, cellier du monastère cistercien de Piedra, Aragon, Espagne.
Parties mentionnées : col de cygne (tubulure entre le chapiteau et le réfrigérant), chapiteau (une colonne de plusieurs chapiteaux de taille décroissante, l'aludel, est surtout utilisée par les alchimistes), cuve réfrigérante ou réfrigérant, four à vapeur, cucurbite, serpentin. Le distillat coule dans un ballon en verre, à long col, dit matras (vers 1651) de l'arabe matara (matarah : outre, vase, vers 1500), altéré d'abord en matheras (vers 1560). Pour les huiles essentielles, on utilise un séparateur appelé essencier ou encore vase florentin, qui sépare l'huile, flottant à la surface de l'eau par le fait de sa plus légère densité, de l'eau de distillation elle-même, l'hydrolat.

Par ailleurs, l'apothicaire utilise ou vend divers instruments. Les quatre instruments principaux que l'apothicaire utilise dans sa boutique sont la balance (avec page précédente : images a, d, e, m) le pilon avec le mortier (du latin mortarium, v. 1190, avec page précédente : images a, f à k), emblématiques de la profession, et la spatule, élément qui ne figure guère dans les représentations (peut-être image f).

spatules de pharmacien, Pompéi, Maison du Chirurgien, Ier siècle avant notre ère.
 
Le broyage des médicaments était souvent laissé, chez l'apothicaire civil du moins, à un jeune assistant, qu'on appellera parfois pileur, pileur d'épices, pileur de poivre, qui était parfois un sobriquet désignant l'apothicaire. Les apothicaireries possédaient diverses tailles de mortiers et de pilons (ou pistils, de pistillus, pilon en latin) selon la grosseur, mais aussi la dureté, des matières premières à réduire :

 k -l--  -l2
 
Mortiers du couvent des Carmes à Bordeaux
k. mortier de bronze fondu par Turmeau en 1784, marqué du blason de l'ordre des Carmes.
l. mortier de marbre, XVIIIe-XIXe s.
l2. pistil en ivoire massif de pharmacie, qui s'utilisait sur une plaque de marbre.
Hauteur 14,2 cm, Ø 8,8 cm.

La balance est plus emblématique de l'apothicaire lui-même, cette fois dans la noblesse et le professionnalisme du rôle. La balance à fléaux, connue déjà des Egyptiens, par exemple, est la plus couramment utilisée dans le commerce médiéval (images a, d, e, k). Les poids utilisés, par contre sont variés : jetons (ou "token", image m4) , médailles, pièces (image m3), surtout :

 m

 

m2

 m3

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m. Balance d'apothicaire (à poids en forme de médailles, voir ci-dessous), XVIIIe.
m2. poids pour balance d'apothicaire, Rufforth, Yorkshire, Angleterre, 1400-1700.
m3. poids d'apothicaires, de différentes époques
1. époque romaine
2. haut moyen-âge
3 et 4 XVIIe, Angleterre
5 XIXe, Angleterre (voir le tableau ci-dessous pour décrypter les symboles)
 
Les unités de mesures demeurent lontemps celles des Grecs et des Romains (mais avec des valeurs variables) :
1 grain (grana) : unité de base
1 obole (obolus)= 10 grains
1 scrupule (scrupulus) = 20 grains (2 oboles) image 4 et 5, ressemblant à la lettre E à l'envers.
1 drachme (drachma) = 60 grains (3 scruples, 6 oboles), image 3 et 5, ressemblant à la lettre z
1 once (uncia) = 480 grains (24 scrupules, 48 oboles)
1 livre médicinale (libra) = 5760 grains (288 scrupules, 576 oboles, 12 onces)
voir aussi le tableau d'équivalence avec symboles :
m4. jeton d'apothicaire, 1650
à l'avers, le laboratoire de l'apothicaire, qui tient au revers, des serpents dans une main et des plantes dans l'autre.

 
L'apothicairerie abrite aussi des instruments thérapeutiques, ceux pour la saignée ou pour les purgations, essentiellement. On y trouve donc des pots en verre pour transporter les sangsues, pour recueillir le sang, des lancettes, des ventouses, etc., des instruments de chirurgie parfois, voir LA SAIGNEE. On trouve aussi le nécessaire aux lavements, appelés clystères, bien cachés derrière des placards : voir LA PURGATION. Un petit coin de l'apothicairerie appelé emplâtrier contenait le matériel nécessaire pour pour réaliser cataplasmes, compresses et autres emplâtres (latin emplastrum [Pline, Histoire NAturelle XVII,121] du grec emplâtre nom masculin (latin emplastrum, du grec emplastron, de eplassein, modeler) qui sont des préparations médicinales adhésives qu'on applique à même la peau ou au préalable sur des bandes de tissu : les débuts du sparadrap, du latin sparadrapum, de spargere, étendre, et drapum, le drap, qui ne ressemble pas bien sûr aux jolis adhésifs en couleur que nous mettons sur les bobos !

Signalons un appareil conçu pour la fabrication des pilules, un pilulier. Dans cette acception, le mot ne semble apparaître que vers 1763, mais l'objet serait peut-être né un siècle avant.

pilulier officinal de l'époque victorienne ("pill-roller"), XIXe s., laiton et acajou, fabrication S. Maw et fils et Thomson.

"Pendant la fabrication des pilules, on obtient une «pâte » : la masse pilulaire. Elle est alors roulée sur la planchette du pilulier et divisée en petits fragments. Les fragments sont ensuite arrondis en les roulant entre le pouce et l’index, puis entre une surface plane et un disque de bois. Les petites sphères sont séchées et deviennent très dures. Les pilules ne sont plus utilisées, car les sphères obtenues sont très dures ce qui rend leur dissolution difficile, ce qui entraîne un défaut de libération du PA. Les grosses pilules sont appelées bols, alors que les petites pilules sont appelées granules."
Tardivement, peut-être, on trouvera chez l'apothicaire devenu pharmacien, un instrument pratique, le coupe-racines (mot en usage au XIXe s.) :

 
 

 Coupe-racines, Philadelphie, 1871

"Ceçt instrument provient d'Amérique et a été présenté par l'entreprise "M.F.G.Co" comme "The champion Knife improved". II est normalisé : le levier avec sa lame tranchante supérieure droite s'articule sur deux rotules, la lame tombe sur une barre horizontale droite fixée au socle où l'on aperçoit sur un des côtés deux traits marqués 1 inch et 2 inches qui délimitent la longueur à couper.

II a été breveté en 1871 et primé en 1876 lors de l'exposition organisée à l'occasion du centenaire des Etats-Unis"
 
extrait et photo de : http://www.md.ucl.ac.be/histoire/Objets-CV/Couvreur17.htm

Ou encore un tamis à fabriquer des pâtes médicinales en tablettes, dont on réduit d'abord la matière en poudre avec un tamis :
tamis officinal, Angleterre, fin XIXe-début XXe.
Appelé "searce" sorte de tamis (sieve)

Signalons que les apothicaireries des Hôtels-Dieu, souvent tenus par des religieuses, deviendront des ensembles où pourront être réunis à la fois une tisanerie (ou laboratoire), la boutique et l''arrière-boutique. La tisanerie, comme son nom l'indique, prépare les nombreuses tisanes bues par les malades. Elle devait se trouver à proximité du jardin médicinal et être approvisionnée en eau fraîche.
Hôtel-Dieu de Rouen, 1758, La Tisanerie

SOURCES :
 
- http://www.countway.med.harvard.edu/bml/collectionimages.html
- http://histoirepharmacie.free.fr/main01-01.htm
- http://www.abbaye-ourscamp.org/Historique-de-l-Abbaye.html
- http://www.enluminures.culture.fr/Wave/savimage/enlumine/irht5/IRHT_084683-v.jpg (apothicaire)
- http://wdoc.it/documenti_generici.htm
- http://frblin.club.fr/ccmf/07textes/autres/comdam.htm
- http://web2.bium.univ-paris5.fr/livanc/?cote=00216x04&p=10&do=page (Mesué)
- http://www.monasteriosanjuan.com/images/cim-01-g.jpg (san juan de la peña)
- http://www.bnf.fr (mandragore : manuscrit arabe)
- http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm (amman jost)
- http://www.ewma.org/pdf/spring02/07-WoundHealingInMoorishSpain.pdf (canon avicenne)
- http:www.legislature.camera.it/_dati/leg02/lavori/stenografici/sed0004/sed0004.pdf (balance)
- http://www.culture.cg44.fr/pdf/Education/musee/moyenage_eleves.pdf (poteau cornier)
- http://www.robertsilvey.com/notes/weblogs/index.html (vitrail chartres)
- http://www.medievalwriting.50megs.com/word/medical.htm (vitraux chartres, détail)
- http://www.rhhct.org.uk/news/rhhct15/15.html
- http://www.amuseum.de/medizin/CibaZeitung/images/cz113302.jpg (joachimsthal2)
- http://www.findsdatabase.org.uk/view/imageview.php?state=zoom&imageID=153293 (poids rufforth)
- http://www.colchestertreasurehunting.co.uk/nov2006huntpage5.htm (poids balance 17e)
- http://users.pullman.com/fjstevens/tokens/weights/index.html (poids médailles XIXe)
- http://www.accesspadr.org/cpp/de_benneville/weights.pdf (tableau)
- http://www.ordre.pharmacien.fr/upload/Syntheses/169.pdf
- http://www.healthsystem.virginia.edu/internet/library/historical/artifacts/roman_surgical/ (seringues, spatules pompei)
- http://www.monasteriopiedra.com/archivos/47/imagenes/museo_vino_02_1024.jpg (alambic XVIe)
- http://www.oenologie.u-bordeaux2.fr/sympo/edvposters/diaporama/plouvier.pdf (alambic iranien, bagdadi)
- http://www.oldcook.com/distillation.htm
- http://www.ingenious.org.uk/See/?s=S2&target=ctx&DCID=10326867
(margarita philosophica)
- http://digilander.libero.it/debibliotheca/Arte/Leonardowork_file/v3_slide0056_image052.jpg (léonard)
- http://digilander.libero.it/debibliotheca/Arte/Leonardowork_file/v3_slide0055_image051.jpg (idem)
- http://www.phisick.com/a6apr.htm (pilulier, tamis)
- http://www3.chu-rouen.fr/NR/rdonlyres/B1DAD9ED-C86D-4B07-A58C-5AC957015388/0/2006_marchand.pdf (tisanerie)
- http://www.perret-antiques.ch/pharmacie/Pharmacie.html (pistil)
- http://www.ptit-pat-rouennais.fr/fiche_lieu_sante_hotel_dieu.php (tisanerie rouen)
- http://www.france-pittoresque.com/metiers/30.htm (jeton)
- http://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/ILLUMINBig.ASP?size=big&IllID=3115 (platearius, apothicairerie)
http://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/ILLUMINBig.ASP?size=big&IllID=4360 (platearius, apothicairerie, détail)
- http://content.scu.edu/ (lithographie californie)
- http://www.aans.org/education/journal/neurosurgical/Jul07/23-1-7-1209f18.html (apothicairerie- canon avicenne)
- http://libcoll.mpiwg-berlin.mpg.de (Hieronymus Brunschwig's Liber de arte distillandi)
- http://www.gutenberg.org/files/12254/12254-h/images/illus055.jpg (gravure flamande)

 

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