ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE

ABBAYE
  LES JARDINS

 


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Hortus Conclusus
 
(7)-
 

.L'EAU : Fontaines, canaux, etc...


 
 

L'hortus conclusus est souvent pourvu d'un point central, que ce soit un arbre : if, génévrier (juniperus communis, juniperus savina), pour les plus communs, ou un point d'eau, un puits, une fontaine, très courant dans les maisons romaines, où l'aquarius en avait la charge (la fontaine du jardin du cloître sera examinée au chapitre du cloître). Les gravures italiennes ci-dessous ont été reproduites non seulement pour leur beauté, mais elles nous font toucher, à mon sens, la parenté directe des jardins romains à la fois avec le jardin médiéval : carrés, bordures, clôtures, et le jardin à la française : allées perpendiculaires, espace géométrique, grandes perspectives, fontaines, etc...voir plus loin) :

l
 

 

 
 Pompéï, fresque du Viridarium de la maison (domus) de Ceius Secundus, édile vers 76 et duumvir vers 78

Horti Luculliani prope Septa Trigaria et Equiria

1699, gravure du
Romanae Magnitudinis Monumenta de Domenico Rossi et Pietro Santi Bartoli (1635-1700).

Ces jardins furent construits par Lucullus (Lucius Licinius Lucullus, vers 117 - 49 avant notre ère) vainqueur de Mithridate de 74 à 66.
Horti P. Ovidii in Via Flaminia supr.

op. cité, voir ci-contre
Les jardins d'Ovide sur la Voie Flaminia.

"Mais sans doute que si j'ai le malheur d'être privé des plaisirs de la ville, je puis du moins jouir de ceux de la campagne. Je ne regrette pas les champs que j'ai perdus, ni les plaisirs admirables du territoire de Péligne, ni ces jardins situés sur des collines couvertes de pins, et que l'on découvre à la jonction de la voie Clodia et de la voie Flaminia. Ces jardins, je les cultivai, hélas ! je ne sais pour qui, et j'y puisai moi-même, je ne rougis pas de le dire, l'eau de la source, pour en arroser les plantes. On peut y voir, s'ils existent encore, ces arbres greffés par mes mains, et dont mes mains ne devaient plus cueillir les fruits. Voilà ce que j'ai perdu, et plût aux dieux qu'en échange, le pauvre exilé eût du moins un petit champ à cultiver ! "

Ovide, Les Pontiques, Chapitre I, lettre à Sévère,

texte extrait de :
http://remacle.org/bloodwolf/poetes/Ovide/pontiques1.htm

fontaine du cloître végétal du prieuré Notre-Dame d'Orsan.

Canalisation d'eau.

Jardins de l'ancienne abbaye cistercienne de Vauclair, en Picardie, dans le Laonnois (Aisne). Le jardin médicinal de l'abbaye de Vauclair a été reconstitué à son emplacement originel, près de l'apothicairerie et des infirmeries successives, dont l'archéologie a identifié l'emplacement exact. Cette initiative a été menée par le Père Courtois (+ 2005), jésuite, archéologue, et le groupe Sources, qui avait au préalable sauvé des ruines l'abbaye d'Orval.

Jardin monastique ou Jardin du Paradis de l'abbaye d'Eschau, au sud de Starsbourg

Ouvert en 1994, la reconstitution du jardin de l'ancien monastère de moniales, en face de l'abbatiale Saint-Trophime, a été conduite par trois professeurs, Joseph Gross, Denise Zachary et René Hoffmann et inauguré en 1994. On voit ici la fontaine des quatre fleuves au centre, et la statue de la première abbesse d'Eschau, Adala, à gauche, placée dans un édicule.

Les 8 damiers du jardin comportent "chacun 18 carrés de plantes spécifiques : carolingiennes, aromatiques, pectorales, somatiques, toxiques et tinctoriales. On y retrouve 16 plantes médicinales et les 18 plantes potagères du plan de l'Abbaye de Saint Gall."

extrait de :
http://www.ijardin.com/rub/Jardins/Alsace

 
 

 
 

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