ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE
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ABBAYE
Morimond. Au fond du monde : Un livre de photos évoquant une grande disparue, l'abbaye cistercienne de Morimond


Association de photographes "Le Bar Floréal"
. Photos d'Olivier Pasquiers, Texte de Michel Séonnet, graphisme et mise en page de Jean-Marc Brétegnier.
LES CISTERCIENS

IV

MORIMOND, PREUILLY

 

 
La quatrième fille de Cîteaux : MORIMOND

 
    Ancienne bibliothèque de l'abbaye de Morimond (à gauche), rare vestige existant avec la Porterie (premier plan) et la chapelle
    Sainte-Ursule : , et des pans du mur gouttereau* (ou goutterot) de l'abbatiale :
     
    * mur gouttereau : Mur latéral d'une façade reliant les murs pignons (mur terminé en triangle suivant la pente d'un comble), qui porte gouttières, gargouilles ou chêneaux. Par extension, comme ici, mur percé de larges fenêtres formant l'étage supérieur d'une nef.
 

L'abbaye de Morimond (Morimondus, de mori mundo : mourir au monde), quatrième fille de Cîteaux, fut fondée juste après celle de Clairvaux, en juillet 1115, pour un ermite qui, par l'intermédiaire de Josceran, demanda de lui adjoindre d'autres moines. Etienne Harding, comme à son habitude, visita les lieux, dans le Bassigny (auj. Fresnoy-en-Bassigny), près de l'actuelle Levécourt (près de Chaumont, en Haute-Marne), dans le diocèse de Langres, aux confins de la Champagne et de la Lorraine. Harding accepta cette nouvelle implantation, d'autant plus que le seigneur de Choiseul Ulrich (Odolric, Ulric) d'Aigremont (fils de Geoffroy, croisé qui s'empara de Nicée en 1097 avec Godefroy de Bouillon), et son épouse Adeline, mais aussi d'autres seigneurs, acceptaient de céder aux moines un grand nombre de biens à Clermont, Choiseul, mais aussi à Nogent, Meuse, etc.... Ce fut un allemand, venu comme les autres moines de Cîteaux, probablement, qui dirigea le nouveau monastère, Arnold de Schwarzenberg.

La cinquième fille de Cîteaux : PREUILLY

On ne sait pas exactement pourquoi une petite pause se fait dans ce premier essaimage cistercien, mais on ne connaît pas de fondations de l'Ordre en 1116 et 1117, le tarissement ponctuel du recrutement étant la raison la plus probable. Celles-ci reprennent donc en 1118, et une cinquième fille de Cîteaux naît à Preuilly (Prulliacum), dans le diocèse de Sens, à 15 km de Montereau-Fault-Yonne, aujourd'hui sur la commune d'Egligny, en Seine-et-Marne, dont il ne reste quasiment plus rien de la partie conventuelle, à l'exception du long mur d’enceinte de l’abbaye, dont on peut voir les ruines de l’église abbatiale et de la salle capitulaire pour la partie conventuelle, ainsi que différents corps de ferme :

   
 Ruines de l'abbatiale de Preuilly, XIIe s.

 Vestiges de la nef de l'abbatiale de Preuilly. Le choeur était à deux travées. On voit qu'elle se termine sur un chevet plat à triplet (trois fenêtres) qui était surmonté d'une rose.


 Abbaye de Preuilly, ferme des Beauvais, vue du Nord-Est , XIIe s
     
 Abbaye de Preuilly, Logis du XVIIIe s. situé à la place de l'ancienne maison des convers  Abbaye de Preuilly, ancienne porterie (entrée).  Abbaye de Preuilly, ferme de Saint-Jean
 
 

Sources :

http://lepm.free.fr/html/morimond.html
http://perso.wanadoo.fr/olivier.pasquiers/Morimond%20livre%20p1.html (morimond photographes)
http://fr.structurae.de/photos/index.cfm?JS=46328
(morimond : vestiges porterie, abbatiale, chapelle, photos de Jacques Mossot)
http://www.provins.org/cartes_postales/cartes_ville_haute/rue_09.htm (preuilly - ferme saint jean)
http://spip.malefices.com/article.php3?id_article=60 (ruines abbaye preuilly)
http://www.cpa77.com/cpa-commune-167-egligny.htm (preuilly - porterie - logis)
Les ordres religieux, la vie et l'art, ouvrage collectif dirigé par Gabriel Lebras, éditions Flammarion, 1979 (Preuilly2)
 
 

 
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