Le monastère de Chariton, comme les autres laures, d'ailleurs, se partage en deux espaces : le coeur du monastère ( ici au nord) et les cellules des moines (ici au sud).

   
 
dessin de Leen Ritmayer

 Coeur du monastère. Vue vers le sud, et sa tour de 6m de haut, d'époque byzantine.  Coeur du monastère. Croix dans un médaillon, gravée dans la pierre.

 Hypothèses de reconstitutions du monastère

L'archéologie a permis de restituer nombre d'éléments d'organisation de la laure, et ceux-ci nous renvoient une image véritablement monastique du lieu, et non la vision longtemps donnée des premières laures, sorte d'ermitages informels.

La plupart des vestiges datent de la période byzantine (Ve-VIIe siècles), les éléments datant des débuts des invasions arabes étant similaires mais de moindre qualité.

Le monastère est d'abord sillonné de chemins réunissant les divers lieux du couvent. On a retrouvé un jardin individuel associé à presque toutes les cellules de moines (assurément, les ancêtres de nos Chartreux !), ainsi que des jardins collectifs. ces cultures amélioraient sensiblement en fruits et enlégumes le régime diététique des moines! Les moines donc, possédaient un petit jardin, conquis de haute lutte sur la nature hostile environnante, de type désertique. Plusieurs terrasses cultivées permettaient de compléter cet ensemble agricole. De nombreux réservoirs d'eau étaient nécessaires à l'entretien de ces jardins, mais aussi aux besoins du monastère et des ses habitants. Des bassins complétaient ce réseau hydraulique, dont les éléments étaient réunis par des acqueducs en céramique (certains fonctionnent encore !) :

Plan du coeur du monastère et des cellules environnantes (de 1 à 26)
 

 
 
Sources :

 
http://198.62.75.1/www1/ofm/sbf/Books/LA50/Tav01Hirschfeld.pdf
http://198.62.75.1/www1/ofm/sbf/Books/LA50/315Hirschfeld_Monastery.pdf
 

 
 

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