ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE

 

 


ABBAYE

--------LLes Jardins

 


LES JARDINS DE L'ABBE OU DE L'ABBESSE

 


 
 
Un bon exemple de cette évolution du jardin monastique, qui le rapproche du jardin laïc (quand il ne se confond pas avec lui), est le jardin de l'abbé ou de l'abbesse, dont les appartements et les domaines sont, dans les grandes abbayes du XVIIe-XVIIIe notamment, sont dignes des plus grands princes et dont l'ordonnancement correspond aux idées du temps sur le jardin, tout spécialement sur le jardin à la française, à l'architecture très géométrique, symétrique, qui a une prédilection pour les escaliers, les terrasses :

 

 
 
 

 
Jardins du palais abbatial de l'abbaye de Villers-la-Ville, en Belgique, érigé par l'abbé Jacques Hache, élu en 1717 et aménagé en terrasses.


 Jardin bouquetier reconstitué à l'abbaye de Fontevraud sur les terrasses de l'abbesse, par Michel Cambornac.

Aile droite du Logis abbatial de l'abbaye de Vaucelles, édifié par l'abbé Pierre Ruffin en 1759 (la première maison de l'abbé datait de 1484-1500). Ce palais abbatial fut incendié par les Alemands en 1917 et fut restauré en 1973.


Plan de l'abbaye Saint Germain des Prés du Monasticon Gallicanum, 1687.

"Au bout de la rue de l'Abbaye, derrière le choeur de l'église, s'élève le palais abbatial construit vers 1586 par le cardinal de Bourbon. (...)

Le jardin du seigneur ecclésiastique existe encore, et l'on y aperçoit les types en plâtre des statues de Mansard et de Massillon, qui semblent avoir froid dans le palais déchu et sécurisé. Les arbres séculaires qui s'y dressent ont encore dans leur sève une teinte du sang que leurs ruines ont bu lors des massacres de Septembre, dont il semble que rougisse aussi le bâtiment sous l'encroûtement de ses briques : La prison de l'Abbaye avait une sortie sur ce jardin ; des bancs étaient posés des deux côtés, sous les acacias encore verts, pour la commodité des spectateurs privilégiés, et chaque fois que la porte de la geôle s'ouvrait, l'odieux public, friand d'un sanguinaire spectacle, applaudissait aux grimaces de l'horreur, aux contorsions de l'épouvante, avant que le massacre eût fait une victime de plus."

Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, Charles Lefeuve, 1875)

texte extrait de : http://www.paris-pittoresque.com/rues/55b.htm

 

Jardins des l'abbesse de l'abbaye de Cambre, à Bruxelles, en lisière de la forêt de Soignies.

"Les jardins, aménagés au début du XVIIIe siècle, sont composés de cinq terrasses successives. On y accède par une entrée de style Louis XIV, avec ses deux piliers à bossage accostés de volutes et surmontés de vases. L'escalier monumental, avec ses deux larges volées de marches, crée une imposante symétrie. Les bâtiments sont de style français du XVIIIe siècle. L'église remonte au XIVe siècle. À la première terrasse, à droite, un élégant petit pavillon Louis XV. Au sud des jardins, la chapelle Saint-Boniface."

extrait de : http://www.opt.be/informations/bruxelles_Visites/FR/B/V/39497.html

 
"La plus ancienne représentation des jardins de l'abbaye la cambre date de 1717. Une deuxième source importante est une perspective du projet de Sanderus en 1726 qui nous donne le plus d'éléments sur les jardins à cette époque. Cette perspective présente les jardins terrassés que l'on retrouve dans un projet ultérieur de 1927 de l'architecte paysagiste Jules Buyssens.
C'est ce dernier qui, suite aux restaurations de 1927, va donner aux jardins de l'abbaye leur visage actuel. La construction des balustrades, le plan des bancs en pierre bleue, etc... sont signés par l'architecte Malfait.
Au cours des ans, la surface du site de l'abbaye fut progressivement réduite. Des 120 hectares d'origine, il n'en reste actuellement plus que 7."

extrait de : http://www.beliris.be/fr/PrjTch/rp_vi.cfm


 

Palais abbatial de l'abbaye cistercienne de La Ferté, dans un écrin de verdure, aujourd'hui hôtel-restaurant.


Ruines d'un Palais abbatial,
érigé avant 1746
Abbaye de Koad Malouen (Coadmalouen), à Pontivy, en Bretagne

 
Aquarelle de Julien Le Blant (1851-1936) sur les jardins de l'abbaye laïque d'Arette, dans les Pyrénées-Atlantique.

"Une abbaye laïque n'a aucun rapport avec les abbayes de religieux. Cette désignation d'abbaye était attribuée à la maison de l'abbé laïque, petit seigneur de la localité, connu aussi sous le vocable de domenger. Il possédait certains droits tel qu'un banc permanent dans le choeur de l'église, la première place dans les processions, une chapelle particulière, le droit de sépulture dans l'église etc...
Les béarnais sont très attachés à ce titre d'abbé laïque. "

extrait de :
http://www.cdg-64.fr/Collectivite/Morlanne/EgliseEtAbbaye.htm

Les jardins de l'abbaye laïque d'Arette ont été inscrits au patrimoine français des monuments historiques le 28 octobre 1968, propriété privée

 


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