ENCYCLOPEDIE -DE--LA--LANGUE -FRANCAISE

- ABATTRE - ABBACOMITE
 
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-- Attila Jószef
1905 - 1937
Eléments de biographie
Chanson de Dick Annegarn-
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Attila Jószef, éléments de biographie

Chanson de Dick Annegarn


Attila Jószef, éléments de biographie

 

1905 11 ávril Naissance d'Attila József dans un faubourg de Budapest, troisième enfant de l'ouvrier savonnier Áron József et de Borbála Põcze, ancienne domestique.

1908 Le père quitte la famille pour s'expatrier en Roumanie.

l9l0 Réduite à la misère, la mère confie á des parents adoptifs, dans un village, les deux enfants cadets Etelka et Attila.

1912 Retour des deux enfants à Budapest. La mére subvient aux besoins de la famille en assumant des travaux occasionnels. Mais ils vivent dans l'indigence.

1916 Premier poème d'Attila József dont nous ayons connaissance.

l9l9 La mère meurt en décembre d'un cancer à l'utérus. - L'adolescent emménage chez sa soeur aînée Jolán qui a épousé un avocat. (C'est elle que, dans ses lettres, Attila appelle «Lucie».)

1920 Après avoir servi comme mousse à bord d'un chaland sur le Danube, il est, à partir de l'automne, élève du lycée de Makó, petite ville du Sud de la Hongrie.

1922 Décembre : Parution de son premier recueil de poèmes : le Mendiant de la beauté.

1923 Il passe le baccalauréat comme candidat libre.

1924 Janvier : il est inculpé de blasphéme á cause de son poème le Christ révolté. (C'est son premier procés de presse.)
Septembre : Attila József s'inscrit à la Faculté des Lettres de l'Université de Szeged, avec, comme spécialités, le hongrois, le français et la philosophie.

1925 Conflit avec un de ses professeurs à cause de son poème Coeur pur. Parution de son second recueil de poèmes : Ce n'est pas moi gui crie. En automne, il se rend à Vienne et s'inscrit àá l'Université. Ses contacts avec Lajos Kassák et la revue MA (Aujourd'hui), que celui-ci dirige, influencent sa poésie, de même que la fréquentation des émigrés hongrois - dont Georges Lukács - établis à Vienne après la chute de la République des Conseils influent sur ses conceptions sociales.

1926 Retour, en été, à Budapest. En automne, il se rend à Paris et s'inscrit à la Sorbonne.

1927 Parution, dans le numéro de février de la revue l'Esprit nouveau, de son poème intitulé Ombrage pâlot sous la peau. Il est, pour une brève période, membre de l'Union Anarchiste Communiste. En été, il passe un mois à Cagnes-sur-Mer, puis retourne á Budapest, s'inscrit á nouveau à l'Université, mais est obligé, dès l'année suivante, d'interrompre ses études en raison de ses diffcultés matérielles.

1928 Commence à traduire Villon. S'éprend de Márta Vágó ; fille d'une famille d'intellectuels aisés professant des opinions de gauche. En automne, Márta part pour Londres afin d'y poursuivre des études d'économie politique : leur amour ne résiste pas à l'épreuve de cette longue séparation.

l929 Il est, pour une brève période, employé dans une maison d'exportation. Atteint de dépression nerveuse (dont la cause essentielle est sa rupture avec Márta), il quitte son emploi pour vivre uniquement de sa plume. Parution de son troisième recueil : Je n'ai ni père, ni mère.

l930 Il adhère au Parti Communiste hongrois dans la clandestinité. Il fait la connaissance de Judit Szántó, militante communiste, qui sera sa compagne pendant cinq ans.

1931 Parution de son recueil Abats les chênes, dont les poèmes servent directement l'action politique. Le Parquet fait saisir le recueil peu après sa parution. Attila József est inculpé de tentative de subversion et d'atteinte à la pudeur (à cause de la traduction, publiée dans le recueil, de la Ballade de la grosse Margot de Villon). Début de son traitement psychanalytique.

1932 En collaboration avec d'autres écrivains hongrois, il publie une brochure pour protester contre l'exécution d'Imre Sallai et de Sándor Fürst, deux dirigeants du Parti Communiste. - Cette action lui vaut une nouvelle inculpation. Publication du premier et unique numéro de la revue Valóság (Réalité), dirigée par Attila József. Septembre : Gömbös Gyula devient président du Conseil des Ministres. Son gouvernement s'efforce d'instaurer un régime fasciste en Hongrie. Deux ans plus tard, Gömbös conclut avec Hitler une alliance secrète qui lie le destin du pays à celui de l'hitlérisme. Octobre : Publication du cinquième recueil d'Attila József :La Nuit des faubourgs, prélude à sa période de maturité poétique.

1933 Au début de l'année, relâchement de ses liens avec le Parti Communiste, en raison, notamment, de manque de compréhension avec lequel ses camarades ont accueilli le recueil la Nuit des faubourgs.

En été, il écrit Ode, poème d'amour, dédié à une jeune femme dont il a fait la connaissance au cours d'un colloque d'écrivains.

1934 Il passe la premèére partie de l'année en province, dans la famille de sa soeur cadette, où il achève son grand poème Éveil. l1 cesse de militer dans le Parti Communiste de Hongrie. Publie, sous le titre de Danse de l'ours, un recueil de poèmes choisis.

1936 Mars : Création de la revue littéraire de gauche Szép Szó (Belle parole) dont Attila József est un des rédacteurs. Parution en mai, dans cette méme revue, de son poème en hommage à Freud qui fêtait ses quatre-vingts ans. En été, il se sépare de sa compagne, Judit. En tant que rédacteur de la revue, il fait la connaissance de Béla Bartók. Parution, en décembre, de son dernier recueil de poèmes : Cela fait mal. Sa maladie s'aggravant, il entre en clinique à la fin de l'année.

1937 Janvier : La rédaction de Szép Szó invite Thomas Mann, alors en exil, à faire une conférence à Budapest. Attila József écrit un poéme en son honneur, mais quelques heures avant la séance, la police en interdit la lecture. Au début de l'année, le poète fait un bref séjour en sanatorium. Au début de l'été, il écrit Ma Patrie, poème composé de plusieurs sonnets. Nouveau séjour en sanatorium, à partir de la fin de l'été.
4 novembre. Ses soeurs le prennent avec elles a Balatonszárszó, espérant qu'il se rétablira plus facilement a la campagne.
3 décembre. Dans la soirée, il se jette sous un train et meurt.

ATTILA JOSZEF - musique de Dick Annegarn
 
 
Qu'est-ce que je sais de ce poète-là,
Sauf qu'il avait le verbe bref,
Et qu'il s'appelait Attila, Attila Jozsef
En ancienne Transylvanie
Un pauvre jour il naquit.
Son père était déjà parti, l'amour était bref
Pauvre magyar, t'aurais voulu valider ton
histoire,
Tu n'aurais pas mieux fait.
Ses deux petites soeurs et sa mère
Vivaient dans le même deux pièces,
Avec d'autres locataires peu avares de
leurs fesses.
Ils l'ont changé de famille,
Qui l'ont changé de prénom.
Ami en terre ennemi, enfant sans ballon.
Pauvre magyar, t'aurais voulu valider ton
histoire,
Tu n'aurais pas mieux fait.
Il a grandi puis vieilli,
Lisant tout ce qui se lit,
Vivant du peu de répit que lui laisse sa
chance.
On lui refuse son diplôme
Pour une fausse indécence
Et sans détour il nous prône le délit
d'innocence.
Pauvre magyar, t'aurais voulu valider ton
histoire,
Tu n'aurais pas mieux fait.
Il a quitté le Parti,
Qui ne l'a pas accepté.
Il a pris part et parti pour l'éternité.
Il a quitté la maison
Pour faire un tour pour toujours.
Il a quitté le perron aller sans retour.
Pauvre magyar, t'aurais voulu valider ton
histoire,
Tu n'aurais pas mieux fait.
 
 
sources : http://home.nordnet.fr/~dannegarn/htmel/chanson/pagescha/attilajo.htm
...avec possibilité d'écouter un extrait de la chanson.